CONSEILS DE PRUDENCE


- Ne partez jamais seul en montagne
- Faites toujours connaître le BUT 
de votre sortie et L'heure approximative de retour.
- Assurez-vous de L'ITINERAIRE 
à suivre et de ses DIFFICULTES avant votre départ.
- Renseignez-vous avant votre départ des
 PREVISIONS METEOROLOGIQUES locales.
- Partez convenablement équipé,notamment en chaussures
.

- En cas de mauvais temps
ou de brouillard, rebroussez chemin.
- Méfiez-vous des pentes herbeuses, souvent glissantes,
qui peuvent dominer des falaises.
- N'oubliez pas qu'une opération de sauvetage peut être longue et coûteuse
.


Secours en Avalanche

Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes

Pour balayer une avalanche d'une superficie
d'un hectare, il faut :

- Moins de 10 minutes à un chercheur équipé d'un DVA et sachant  s'en servir,- Une vingtaine de minutes à un chien spécialisé,

- Environ 3 heures à une quinzaine d'hommes pratiquant un sondage.

Il faut ajouter à cela, le temps nécessaire à l'alerte  et à l'acheminement des secours.

Les 4 phases de la courbe de survie 

1 : la phase de survie .
De 0 à 15 minutes. La probabilité de survie est de 93%, le risque de mourir est faible.
2 : la phase d'asphyxie.
De 15 à 45 minutes. C'est lors de cette phase que le risque de mourir par asphyxie
est le plus important, aucune survie n'étant possible sans poche d'air ou avec un thorax comprimé.
3 : la phase latente.
De 45 minutes au sauvetage. Quelques victimes disposant d'une poche d'air, réussissent à survivre durant cette phase. Elles se trouvent alors dans une "phase de relative sécurité" qui leur permet de survivre  plus ou moins longtemps.
4 : la phase de sauvetage.
Du sauvetage jusqu'à l'arrivée à l'hôpital. De nouveau le risque d'une issue fatale
 est très grand : dangers encourus lors du sauvetage, hypothermie rapide.
Source:FFME


INDISPENSABLE TRILOGIE


Les Outils de Secours en Avalanche La trilogie : 
DVA  + Pelle + Sonde


D.V.A
L'Appareil de recherche de Victimes d'Avalanche est un émetteur mais aussi un récepteur.
Dès que l'avalanche est arrêté, la recherche peut commencer. C'est donc le système de détection le plus rapide, à condition
qu'au moins un skieur soit resté hors de l'avalanche et qu'il sache se servir de son DVA.

La SONDE

Si le DVA indique le lieu de la victime, il ne fournit pas d'indication sur sa profondeur.
La sonde permet de localiser précisément et avec certitude, le lieu et la profondeur à laquelle se trouve le skieur. Pour le ou les sauveteurs, cette certitude est une délivrance, tout comme pour la victime pour qui c'est aussi le premier contact avec le monde extérieur.
Ce stimuli peut être déterminant pour affronter les longues minutes qu'il reste à attendre. La profondeur indique ou commencer à creuser. Plus il faut descendre profond et plus le trou de départ sera large : commencer le trou à une distance égale à la profondeur de la victime.
Si vous n'avez pas cette indication, soit vous faites un trou trop gros et vous perdez du temps, soit vous faites un trou trop petit et vous devez ensuite l'agrandir et donc perdre aussi du temps.

La PELLE
Essayer une fois de creuser un trou dans la neige avec vos mains ou avec vos skis : c'est désespérément lent .
Alors imaginez ce que ce doit être lorsque quelqu'un est en train de s'asphyxier sous la neige.
La pelle est la seule solution pour garder l'avance que vous avez pris avec le DVA et la sonde.
Il est aberrant de localiser une victime en cinq minutes et de mettre ensuite une heure pour l'atteindre. Choisissez une bonne pelle avec un vrai manche : un peu lourde,  certes, mais tellement plus efficace ! Source FFME


Pour dégager une personne ensevelie  sous un mètre de neige, il faut :
 .11 minutes :  avec 1 DVA + 1 PELLE + 1 SONDE
. 25 minutes : avec 1 DVA + 1 PELLE
. 1 à 2 heures :  avec seulement 1 DVA et en utilisant des moyens
de fortune ( mains, skis, raquettes...)
Document Jean-Marie MARIA 


 







Conseils de secours